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Voici sa demande (8 janvier 2008):
« … Si les critères, si les indicateurs de la richesse restent les mêmes, comment allons-nous changer notre façon de produire et notre façon de réfléchir ? Pour tout changer nous avons besoins d’abord de changer nos critères de jugement, nous avons besoin de prendre en compte la qualité et pas seulement la quantité. Si nous voulons favoriser un autre type de croissance, il faut changer notre instrument de mesure de la croissance…. »


L'immatériel touchant à l’humain n'est pas chiffré. C’est une des sources du problème. Aucun manager, même lucide, ne peut en tenir compte car il n’en a pas le droit. Toute dépense doit être justifiable dans notre société du contrôle et de la peur de l’erreur. Donc il faut chiffrer le coût de la confiance absente. C’est ça qui va provoquer les nouvelles décisions désirées par le président.
Chiffrer le coût de la confiance absente est l’objet de notre travail.
Ce coût n’est négligeable pour aucune entreprise. Nous l’estimons à 5 - 10% du total de l’activité et à l’échelle de la France, cela représente déjà quelques dizaines de milliards d’euros.
Quand on comprend le mécanisme de dissipation de la valeur, on voit que les premiers milliards sont faciles à récupérer. Ces milliards proviennent du fait que les acteurs économiques se sentent mieux dans l’exécution de leur travail. Leur satisfaction en est une condition nécessaire. L’adéquation de leur degré d’influence à la complexité du processus de travail en est une autre, tout autant importante et complètement oubliée.
Ce que nous faisons est donc simple : nous mesurons le lien entre absence de confiance et performance réduite, nous cartographions l’absence de confiance et concluons quant à la réduction de la performance. Enfin, notre classification des actes de management selon les paramètres de la cartographie nous livre directement le plan d’actions correctives.
Il va sans dire que nos cartographies nous auraient alertés de l’étrange état d’esprit régnant dans les banques d’investissement alors qu’elles jetaient les milliards par paquets pour acquérir des « subprimes », « sub » signifiant « au dessous de ce qui est bon », en dépit des cris des spécialistes du risques. Folie collective.